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L’Open Data est une véritable lame de fond qui traverse la sphère numérique depuis plusieurs années. Selon la définition qu’en donne Wikipedia, « une donnée ouverte (en anglais open data) est une information publique brute, qui a vocation à être librement accessible et réutilisable. La philosophie pratique de l'open data préconise une libre disponibilité pour tous et chacun, sans restriction de copyright, brevets ou d'autres mécanismes de contrôle. ». Voilà qui ressemble furieusement au modèle Open Source et copyleft que l’on connaît bien en informatique. Les enjeux de cette libération des données sont énormes et des millions de documents de grande valeur se retrouvent ainsi dans le domaine public au bénéfice de tous et représentent une manne céleste pour les développeurs.

Cette philosophie nouvelle, qui s’inscrit dans un vaste mouvement de transparence et de participation citoyenne, prône la liberté d’utiliser, de réutiliser, de redistribuer plus ou moins librement des données originales, qu’il s’agisse d’œuvres artistiques, littéraires, de données scientifiques, géographiques ou gouvernementales.

Cette réalité trouve un écho assez large et positif chez le citoyen, avide d’e-démocratie, et reçoit depuis plusieurs années l’aval du monde politique. Ainsi, en 2003, la Déclaration de Berlin instituait le libre accès à la connaissance en sciences et sciences humaines, alors que simultanément l’Open data consortium lançait le séquençage du génome humain, aujourd’hui à disposition de tous.

Le droit des personnes à avoir accès aux documents administratifs est également garanti en France depuis 2005. De l’autre côté de l’Atlantique, le mouvement est plus ancien et bien implanté et l’open data fait partie des priorités de l’administration de Barack Obama, qui a libéré un nombre considérable de données au niveau gouvernemental afin de gagner en efficacité et en transparence. Cette mise à disposition d’une masse colossale d’informations a permis de créer une véritable économie des applications informatiques développées pour exploiter ces données.

Il est intéressant de constater qu’au Royaume-Uni des initiatives similaires ont lieu au niveau gouvernemental, obligeant le gouvernement à publier toute dépense supérieure à 25.000£ en utilisant les technologies du web sémantique, et ceci sous l’impulsion de l’inventeur du web, Tim Berners-Lee himself.

 

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Où en est-on en Belgique ?

La Belgique n’est pas en reste même si, il faut bien l’avouer, nous sommes un peu à la traîne par rapport à nos voisins européens. Le site gouvernemental data.gov.be a mis en place une plateforme à l’attention des personnes s’intéressant à l’open data et aux développeurs d’applications. Celle-ci recense des bases de données publiques (environ quatre-vingt à ce jour) dans des domaines variés allant de l’environnement, à la science, la santé, la mobilité ou encore la culture. Cinq applications ont déjà été développées à ce jour, ce qui peut paraître modeste, mais ce chiffre est appelé à se développer avec l’élargissement de l’assiette de données disponibles. Les applications sont assez diversifiées et répondent à divers besoins : TVA, localisation d’écoles à proximité de gares, ventes publiques de bâtiments fédéraux, environnement…
Des demandes d’ouverture de données ont également été soumises, comme par exemple les listes d’ambassades, le type d’enseignements par commune, la liste de tous les clubs de sports, ce qui laisse présager le développement d’applications intéressantes dans le futur.

La Ville de Bruxelles a mis également un certain nombre de données à disposition en utilisation ouverte : sur les bibliothèques publiques, les parkings, les toilettes publiques, les bureaux de tourisme, les lieux culturels, les parcs et jardins, etc. Tout type de données facilement convertibles en applications présentant une plus-value pour le public.

La Wallonie, quant à elle, a, dans son plan Creative Wallonia, réaffirmé la place stratégique de l’approche Open Data en encourageant les services publics wallons à s’engager dans cette voie. On attend encore cependant des initiatives concrètes.

La Région wallonne a décidé de mettre sur pied pour 2014 une Banque Carrefour des entreprises dans son projet d’e-gouvernement et de simplification administrative. Celle-ci viserait le partage d’informations standardisées, dont une partie serait accessible en Open Data. L’idée est de créer un guichet unique entre producteurs et utilisateurs de données ouvertes.

Une initiative similaire existe d’ailleurs en Flandre sous le nom de Magda.

Les pouvoirs locaux planchent aussi sur le sujet, en concertation avec la Direction générale des Pouvoirs Locaux et Easi-wal, mais pour l’instant, nous en sommes encore aux déclarations de bonnes intentions. L’avenir nous dira si celles-ci trouveront une issue concrète.

Quels avantages ?

Les avantages de l’Open data sont multiples :
-    les chercheurs peuvent y trouver matière à nourrir leurs travaux et expériences ;
- les développeurs peuvent créer des services innovants utilisant ces données ;
- les citoyens et journalistes y trouvent des informations brutes ;
- les entreprises peuvent fournir une valeur ajoutée à ces données, et ainsi créer de l'emploi et de la richesse pour la collectivité.


Technologiquement, les données, pour être considérées comme ouvertes doivent respecter des critères d’interopérabilité et les standards du Web. Cette approche permettra, dans un futur pas si éloigné, l’avènement du Web 3.0 ou web des données, pour lequel nous sommes déjà passés de 40 millions de triplets RDF en 2007 à 25 milliards et 395 millions de liens en 2010.

Le potentiel est bien sûr immense et permet le développement d’applications et de services de tous types. Dans d’autres pays, la créativité est de mise et on trouve ainsi des applications basées sur des données ouvertes qui recensent les restaurants en infraction des normes sanitaires (Don’t eat at, disponible à New-York), des comparatifs du prix de l’eau (prixdeleau, en France), la liste des allergènes contenus dans les aliments en scannant leurs codes-barres (Linkbarcode) et bien sûr un nombre très importants d’applications basées sur la cartographie, avec des cartes sous licence libre et mises à jour en continu (cf. le site OpenStreetMap) : cartes de randonnées, des lieux en accès aux personnes handicapées, zones naturelles protégées…

Les applications, dans tous les domaines, sont légions et n’attendent que l’étincelle créative des développeurs informatiques pour offrir des services utiles à la population et, qui sait, devenir les futures killer apps de demain ?

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