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Quel est le point commun entre le dernier opus de Spiderman, Hulk, la trilogie Matrix et l’épisode de Star Wars, l’attaque des clones ? Vous séchez ? C’est pourtant simple pardi ! Non, il ne s’agit pas d’un nouveau type de super-héros hybride au teint verdâtre et maniant le sabre laser, distribuant les coups de savate et chaloupant sveltement entre les buildings new-yorkais... La solution tient plutôt en deux mots : Mental Ray ! Un incroyable moteur de rendu capable de produire des graphismes 3D photoréalistes à couper le souffle. Coup de projecteur sur ce qui se cache derrière cette technologie.

Créée au milieu des années ’80 à Berlin, la société Mental Images GmbH est à l’origine du projet. Rachetée en 2007 par NVIDIA et intégrée au flux d’activités du célèbre constructeur de processeurs graphiques, sous le nom de NVIDIA Advanced Rendering Center (NVIDIA ARC GmbH), elle a continué à perfectionner son software qui est devenu en un peu plus de deux décennies un standard de facto tant pour l’industrie cinématographique et du divertissement que pour des projets de visualisation de données scientifiques ou de design assisté par ordinateur.

La clé de ce succès repose sur la très haute qualité des rendus qu’il est possible d’effectuer grâce à ce logiciel. Les résultats sont véritablement bluffants !

« La particularité de Mental Ray est de produire des rendus hyperréalistes, qui sont en relation à des paramètres et des phénomènes physiques réels. Le logiciel utilise la matière de l’objet pour calculer une image » explique Jean-Michel Kabemba, designer 3D et formateur chez TechnocITé. « C’est très différent des moteurs de rendu en temps réel comme UDK par exemple, qui ne se basent pas sur des phénomènes réels mais plutôt sur des simulations ».

Mais au fait, qu’en est-il des solutions concurrentes ?

« Le principal rival, c’est V-Ray, un logiciel qui bénéficie de plus de visibilité dans le monde de l’architecture, car historiquement mieux documenté. Toutefois, l’avantage de Mental Ray est d’être directement intégré dans 3D Studio Max sans charge supplémentaire et d’être facile d’utilisation, grâce à un système de presets qui permettent d’aller tout de suite à l’essentiel, sans devoir passer de heures à tout paramétrer. »

En effet, il est possible d’utiliser le programme tant en mode stand alone qu’en tant qu’API intégrée à un programme tiers comme Autodesk Maya, AutoCAD ou 3D Studio Max par exemple, ce qui le rend particulièrement flexible, un critère apprécié des entreprises notamment.

Alors, quels types de débouchés pour quelqu’un disposant de qualifications en Mental Ray ?

« C’est un type de compétence assez demandée en architecture notamment. Grâce à cette technologie, le client peut ainsi voir précisément à quoi son projet va ressembler. C’est aussi une solution très utilisée en design industriel (catalogue de meubles…) ou en publicité. Par exemple, pour la publicité automobile, la plupart des véhicules sont réalisés en 3D car cela revient moins cher de modéliser une voiture que de louer les services d’un photographe, un studio, une équipe technique, etc. Théoriquement, tous les produits manufacturés peuvent être reproduits quasi à la perfection » explique Jean-Michel Kabemba.

Le point fort de ce logiciel tient aussi à la gestion très fine de la lumière (diffuse, directe ou reflétée) qu’il est possible d’appliquer au décor et à ses différents éléments et aux innombrables effets. « Lorsque l’on utilise Mental Ray, on se retrouve à la place d’un réalisateur, d’un metteur en scène ou d’un photographe. On peut tout réaliser soi-même : la matière, les formes, la lumière. Il y a clairement une touche artistique et il est très gratifiant de pouvoir produire de belles images ». Qu’en est-il de l’animation des images ainsi créées ? « La différence tient au temps de rendu. Sur une image fixe, on peut se permettre d’attendre des heures de rendu, alors que sur de l’animé à vingt-cinq images par seconde, le temps de calcul doit être beaucoup plus réduit. Il faut donc trouver un équilibre entre la qualité d’image et le temps de rendu. Heureusement Mental Ray laisse beaucoup de latitude pour jouer sur les paramètres et il est possible aussi d’utiliser des fermes de serveurs en ligne pour raccourcir les temps de calcul. »

Vers quels types de projets sont orientés les stagiaires lors des formations ? « On essaie d’être le plus général possible. On part souvent sur des projets architecturaux et puis on évolue vers les véhicules et les personnages. On peut arriver à faire des choses très précises car, de manière cachée, le logiciel a gardé une architecture de base très complexe, scientifique mais avec une interface simplifiée grâce aux presets. »

On peut admirer ici quelques exemples de ce que l’on peut faire grâce à Mental Ray : http://flavors.me/yellokab#59f/flickr

TechnociITé propose une formation à Mental Ray.