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Depuis plusieurs années en chantier et annoncée à plusieurs reprises (la sortie était initialement prévue en 2008…), on apprenait il y a quelques mois que la version 6 du langage générateur de pages dynamiques le plus populaire du web ne verrait jamais le jour. En cause, un parcours de développement chaotique et de nombreux problèmes techniques qui ont émaillé celui-ci et fait de cette sortie un long chemin de croix. Comment expliquer un tel fiasco ?

La nouveauté la plus attendue de cette version était à n’en pas douter l’implémentation en natif d’Unicode dans sa version UTF-16. Cette solution aurait en effet permis de transcender tous les problèmes de compatibilité de langues et d’adapter aisément les sites web et applications dans des contextes linguistiques très différents. On mesure bien tout l’intérêt d’une implémentation native de ce type dans un langage aussi utilisé que ne l’est PHP à travers le monde. Mais, pour y parvenir, la communauté des développeurs devait mettre les mains dans le cambouis et réformer en profondeur le noyau du langage courant ainsi le risque de briser la rétrocompatibilité avec les précédentes versions de PHP. Impensable donc, au vu du nombre de sites existants développés avec cette plateforme et de la multitude d’extensions avec lesquelles il faut jongler. Une tâche particulièrement ardue donc, sur laquelle les équipes de développement semblent s’être cassé les dents. Mais ce n’est pas la seule explication à ce naufrage.

D’aucuns avancent que l’implémentation de PDO, une couche d’accès unique aux bases de données relationnelles se soit révélée plus ardue que prévu ou que la suppression de certains alias existant dans les versions antérieures ait posé problème.

Au vu du processus de développement erratique et des lenteurs accumulées, un grand nombre de fonctionnalités ont été finalement intégrées à la version 5.3, vidant ainsi la release majeure de son sens.

Suite à cet échec retentissant à faire aboutir une nouvelle version du langage et l’aveu d’impuissance de la communauté des développeurs face à la complexité de la tâche, les équipes de développement ont eu du mal à se structurer autour de nouveaux objectifs concrets et ambitieux pour le futur et à dissiper le brouillard qui entoure toujours la prochaine version de PHP, dont on ignore toujours à l’heure actuelle le nom ou la date de sortie prévue.

Il semblerait qu’une certaine léthargie se soit installée et que l’absence de vision à long terme domine aujourd’hui. Ressouder la communauté autour de quelques objectifs phares, qui redonnerait l’envie aux jeunes de développer des nouvelles idées pour le langage semble une priorité aujourd’hui afin d’impulser un nouveau départ.

Ce statut quo et cette absence de perspectives à long terme constituent en effet un frein à l’utilisation du langage en entreprises, celles-ci craignant que le langage – comme tant d’autres avant lui – ne devienne obsolète et soit dépassé par ses concurrents présents ou à venir, bien que l’on peine encore à voir qui pourra le détrôner. Seul Python, le langage orienté objet conçu par Guido Van Rossum dès la fin des années quatre-vingt semble à même de rivaliser mais on n’en est pas encore là aujourd’hui.

En tout état de cause, la version de PHP6 est bel et bien enterrée et a été explicitement retirée du « trunk » de développement. Dans le futur immédiat, les webmasters et développeurs de sites web devront donc se contenter de travailler avec la version 5.4. Grosso modo, cette dernière reprend la plupart des fonctions prévues initialement dans PHP6, à l’exception notable de la plus emblématique de celle-ci, à savoir le support d’Unicode… Une des fonctionnalités qui pourrait néanmoins faciliter la vie des testeurs est l’implémentation du système DTrace chargé de traquer les bugs en temps réel et permettre ainsi une mise en ligne plus rapide des sites.