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web-semantique-thumbUn jour, bientôt, vous pourrez demander à votre ordinateur : « Réserve-moi[1] une place pour ce soir à une soirée coldwave de qualité[2] dans un lieu où on sert de la gueuze Cantillon[3], et donne moi le trajet pour y aller de chez moi en transports en commun[4]. ». Un jour, bientôt, nous profiterons tous du web sémantique. Un jour, divers agents logiciels seront capables, à partir de sources éparses (dans le web même mais aussi issues du monde réel et/ou programmées en fonction des préférences de l’utilisateur), d’extraire et de croiser diverses informations pour ensuite les réinterpréter de manière à pouvoir répondre à une requête complexe.

 « Nous allons d’un web de documents connectés à un web de données connectées. » Nova Spivack, Radar Networks

Nous sommes encore loin du compte, mais les recherches en la matière (surtout le fait de chercheurs spécialisés en intelligence artificielle) avancent à grand pas.
L’enjeu du web sémantique est de structurer l’immense ensemble de données hétérogènes présentes sur internet afin de que des machines puissent les consulter, interpréter et comparer. "L'enjeu étant que les logiciels acquièrent la capacité d’établir entre eux un véritable dialogue, c’est-à-dire un échange pertinent d’informations immédiatement exploitables sans intervention humaine." (Tim Berners-Lee, directeur du World Wide Web Consortium). Pour cela, il nous faut inventer un nouveau langage qui porte en lui des données ainsi que le règles qui les régissent, compréhensible aussi bien pour les hommes que pour les machines. Ce langage devra être un système global unique capable de représenter l’ensemble de la connaissance humaine, dans toute sa complexité, avec ses synonymes et paradoxes.

Différents langages

Pour cela, l’utilisateur devra faire pour chaque page un travail d’indexation à l’aide de ses propres balises afin d’ajouter à celle-ci une structure lisible par les machines. Ce travail se fait dans le métalangage XML[5], ceci afin de permettre une normalisation de la structuration des documents numériques. De plus, le langage RDF[6]  permet de décrire sans ambiguïté, à l’aide d’ensembles triples (sujet, prédicat, objet ; identifiés chacun par un URI[7]), les objets des web et les relations entre eux. Enfin, nous avons aussi besoin de marqueurs qui identifieraient à la fois les informations présentes sur la page, la structure de la connaissance et les règles d’inférences. Ce sont les ontologies. C’est ici que l’on se trouve devant le plus de problèmes, ces ontologies devant être capables d’éclairer paradoxes et ambiguïtés nécessairement constitutifs du langage, mais aussi d’exprimer les subtilités du sociolecte traité, ce qui nécessite des connaissances étendues des sujets traités. Elles se doivent de plus d’être suffisamment accessibles et pointues à la fois. Pour le moment, diverses tentatives langagières sont développées pour exprimer les ontologies, citons notamment OWL[8] ou KSL[9].

Perspectives d’avenir

Le web sémantique permettra de répondre à des requêtes complexes, ce qui facilitera à tous la vie de tous les jours. Le web sémantique, couplé aux actuelles recherches en domotique, sera présent à chaque instant dans notre vie quotidienne (en coupant, par exemple, le son de tous les appareils bruyants présents dans une pièce quand vous recevez un coup de fil). C’est nonobstant un enjeu plus profond et fondamental qui se joue ici : serons-nous capables de créer un outil qui permette d’ordonner et de rendre accessible à tous l’entièreté de la connaissance humaine ? Pourrons-nous tous bénéficier d’une avancée dans quelque domaine que ce soit presqu’instantanément ? Le web sémantique est notre avenir, l’avenir de ce qui rend précieuse notre humanité.



[1] Les agents logiciels se devront d’être compétents : ils devront être capables d’accomplir sans faille une tâche donnée.

[2] Ils devront aussi avoir une capacité d’adaptation, notamment en se basant sur vos préférences et sur celles de groupes d’utilisateurs semblables à vous.

[3] Ils devront comprendre votre langage et vos besoins, même lorsque la synonymie demande une connaissance d’un contexte donné pour ne pas être victime d’ambiguïté.

[4] Ils se devront, enfin, d’être autonomes.

[5] eXtensible Markup Language

[6] Ressource Description Framework

[7] Uniform Ressource Identifier

[8] Web Ontology Language

[9] Kitchen Sink Language