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La récente sortie de la version 6 de la célèbre suite logicielle d’Adobe confirme un basculement prévisible au vu de l’évolution technique des standards du web. Le HTML5 devient chaque jour davantage une réalité plus prégnante au fil des mises à jour des principaux navigateurs, même si aujourd’hui on est très loin encore d’une implémentation complète du standard. Il est donc assez logique que les outils de production franchissent également le pas. Voyons ce qu’il en est avec les différentes solutions que propose Adobe.

Tout d’abord rappelons que les spécifications du HTML5 (tout comme celles de JavaScript et CSS3) sont encore actuellement à l’étude. Il existe deux rédactions concurrentes de ce futur standard du web : celle du W3C et celle initiée par le WHATWG. Les deux organisations travaillent en parallèle sur le même document afin de maintenir une version unique de la technologie. Depuis mai 2011, HTML5 a atteint le stade du Last Call (« dernier appel »). Cette étape importante marque la satisfaction des exigences techniques et permet à la communauté de développeurs d’envoyer leurs commentaires sur la spécification. Ces retours d’expériences et la phase de test devraient permettre d’atteindre un haut niveau d’interopérabilité pour 2014.

Adobe prend donc les devants et propose une adaptation de ses outils de production pour mieux coller aux réalités du web d’aujourd’hui. Voyons cela de plus près.

Flash et HTML5

La nouveauté la plus intéressante concerne Flash qui est en perte de vitesse depuis quelque temps. Dorénavant, une nouvelle fonctionnalité permettra l’export des fichiers Flash directement en HTML5, en mettant à profit la fonction Canvas. Même si on ne peut encore espérer la transposition parfaite et de manière automatisée de fichiers Flash comprenant s couches d’Action Script complexes en HTML5/JavaScript, cette fonctionnalité devrait permettre des gains de productivité notables pour tous les développeurs qui ont été confrontés à la non-implémentation de Flash sur certains supports, mobiles notamment. De manière sous-jacente, c’est l’avenir du format Flash qui est en jeu, surtout depuis l’abandon par Adobe du développement de Flash pour mobiles au profit de nouveaux outils basés sur HTML5, que l’on retrouve dans la Creative Suite 6. Plusieurs raisons expliquent ce revirement d’Adobe : d’une part la fragmentation du marché des OS mobiles et l’hétérogénéité des matériels et composants, d’autre part le fait qu’Apple refuse toujours obstinément l’implémentation du plugin Flash sur son OS mobile, ce qui a certainement dû peser dans la décision d’Adobe. N’allons pas en conclure que Flash soit mort pour autant : la plateforme se recentrera à l’avenir davantage sur le développement de jeux vidéo et sur de nouvelles manières de diffuser du contenu vidéo sur le web.

Edge et Muse

Adobe n’en reste toutefois pas là puisque la CS6 intègre également deux nouveaux outils qui font la part belle au HTML5 : Edge et Muse.

Edge est un logiciel d’animation HTML5 et CSS3 qui rappelle étrangement… Flash. Basé sur ces technologies ouvertes, il vise clairement le marché du développement pour tablettes et smartphones et, plus largement, celui des sites web dont les créateurs souhaiteraient opter pour des solutions reposant sur des standards du web. On peut raisonnablement penser que ce produit s’inscrit dans la logique commerciale d’Adobe comme le successeur de Flash pour ce type de développements.

Muse est un logiciel visant davantage un public de graphistes désireux de développer des sites web sans devoir mettre les mains dans le cambouis du codage. Cet outil offre le confort d’utilisation de logiciels de mise en page dédiés au print comme InDesign grâce à une interface intuitive. Mais on peine néanmoins à voir son intérêt aux côtés de Dreamweaver, le logiciel phare d’Adobe pour le développement web, si ce n’est en effet sa prise en main plus immédiate à destination d’un public peu aguerri aux technologies du web.

Dreamweaver est également concerné par ce basculement au HTML5 : non seulement le logiciel intègre lui aussi des possibilités d’animations basées sur le couple HTML5/CSS3 mais il permettra aussi de développer des sites sur base de grilles fluides, permettant ainsi une meilleure adaptation du rendu graphique à tous types de support.

À noter encore qu’Illustrator reprend peu ou prou ce principe de mise en page « liquide » pour faciliter la production de documents destinés au print ou à la publication numérique.