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Nous avons déjà eu l’occasion de vous parler de ce qu’est un studio virtuel dans un précédent billet. Revenons ici un instant sur les différentes techniques à l’œuvre pour créer ce genre de production. La mise en place d’un studio virtuel participe d’une démarche transdisciplinaire et mobilise un grand nombre de compétences et la mise sur pied d’un écosystème applicatif diversifié. Fabien Hirsoux, formateur chez CGI Trainer et TechnocITé, nous apporte un éclairage sur la question.

Quels sont les logiciels qui entrent en jeu dans la production d’un projet de studio virtuel ?
La conception d’un projet de studio virtuel fait appel à un grand nombre de solutions logicielles. Parmi celles-ci, on retrouve des applications comme 3D Studio Max, des logiciels de retouche de textures et d’images (Adobe Photoshop), de montage vidéo (After Effect, Final Cut Pro), d’édition sonore (Protools), voire de bureautique pour l’écriture du scénario. Ensuite, selon les projets, on peut greffer des plugins sur certains logiciels pour augmenter les capacités. C’est le cas pour Photoshop notamment avec le plugin Normal Map qui permet de gérer les reliefs.
Nous utilisons aussi le logiciel Neuro, développé par le studio montois Neuro TV (hélas tombé en faillite en 2011 - NDLR), qui permet de récupérer le studio virtuel créé. Celui-ci se présente en deux parties : la première permet d’éditer les textures et matériaux qu’on peut réimporter à partir des modélisations réalisées en 3D max et de gérer le déplacement des caméras. La deuxième partie est utilisée en salle de tournage et calcule l’arrière-plan en temps réel. Dans un projet de studio virtuel, le fond est en 3D et donc, lors d’un déplacement caméra, l’entièreté de la pièce tourne pour épouser le mouvement de celle-ci. Le présentateur pose donc à l’intérieur d’un espace 3D virtuel.
Lors de la formation, on démarre de zéro sur les logiciels mais la plupart du temps, on a des gens qui proviennent d’horizons différents et des profils assez complémentaires techniquement et au niveau du contenu, ce qui rend les projets bien plus intéressants.

Quel niveau d’interactivité avec le décor peut-on attendre d’un projet de studio virtuel ?
Il y a deux systèmes de caméra. Soit une caméra en mouvement, le décor suit et se déplace selon les mouvements de celle-ci. La personne est filmée sur un fond vert, elle reste posée dans le décor quand la caméra est en mouvement. Soit on a une caméra fixe, on filme alors la personne qui est reprise sur une plaque transparente dans le décor. De cette manière, on peut placer les gens où l’on veut au sein de celui-ci. En règle générale, on utilise un mix de ces deux techniques.  Toutefois, il n’y a pas d’interactions entre l’acteur et les objets virtuels du décor.  
Il s’agit essentiellement de superposition, pas d’interactions.

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Quelles sont les difficultés techniques liées à ce type de projets ? L’éclairage virtuel ou la gestion du mouvement des acteurs sont-ils complexes à gérer ?
Lorsque l’on travaille dans un studio physique de petite taille, il est relativement aisé de gérer l’éclairage. De manière générale, on tente de garder un éclairage uniforme pour ne pas avoir trop de difficultés au niveau du fond vert. Certains types d’éclairage sont plus complexes à réaliser, les lumières latérales ou un éclairage dynamique par exemple.  
On peut bien sûr rajouter la lumière dans le studio virtuel en tant que texture dans 3D max, tout est précalculé et il ne s’agit pas alors de lumières dynamiques.
Au niveau du mouvement et des déplacements des acteurs, tout dépend de la taille du studio physique.

Qu’est-ce qui différencie techniquement la production d’un studio virtuel par rapport à la modélisation d’un jeu vidéo ou de projets architecturaux par exemple ?
Les travaux d’architecture utilisent des rendus qui demandent parfois plusieurs heures de calcul car il y a un grand niveau de détails tandis que dans un studio virtuel, on travaille sur vingt-cinq images par seconde, ce qui fait intervenir un niveau de détail moindre et par conséquent, moins de calcul. Les jeux vidéo eux sont cadencés à soixante, quatre-vingt voire cent vingt images par secondes, en fonction de la configuration de l’ordinateur mais ils ne calculent que l’environnement immédiat du joueur alors qu’un studio virtuel doit garder en mémoire l’entièreté de son espace. Donc il est important de bien gérer le niveau de complexité du studio, sinon on aura du mal à rassembler toutes les images.  
Ce n’est pas comparable non plus au niveau de la production : on peut mettre en place un studio virtuel avec deux ou trois personnes en une semaine tandis qu’un jeu vidéo peut représenter un an de travail à une équipe considérable.

Quels sont les avantages qui poussent à recourir à cette technologie par rapport à un tournage réel ?
Un des avantages est le faible coût de production. Il est facile de modifier, d’ajouter des éléments qu’on ne pourrait pas se payer dans le cadre d’un vrai décor. De plus, la maintenance ne coûte rien car il ne faut pas entreposer les objets, les nettoyer, etc. Il est aussi possible de travailler dans des studios virtuels de grande taille. Si le rendu n’est pas absolument réaliste, il est néanmoins très crédible. C’est un procédé très utilisé par les télévisions, qu’elles soient régionales ou nationales, tant pour des émissions préenregistrées que pour du direct. Les soirées électorales en sont un bon exemple d’utilisation.