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Le collectif international Superamas ne cesse de s’interroger sur nos modes de représentation. En novembre 2011, ils étaient en résidence à TechnocITé afin de collaborer sur un atelier de mise en situation 3DS MAX dont les fruits seront utilisés dans Théâtre, leur nouvelle création. Bilan de l’expérience avec Olivier, un de ses membres.

Pouvez-vous me présenter Superamas ?
Olivier :  Superamas est un collectif d’artistes fondé en 1999. Il réunit six personnes et travaille dans le domaine des arts vivants, et avec d’autres médias (films, installations lumineuses et/ou sonores…) qui sont intégrés dans nos spectacles et peuvent aussi avoir une vie propre.
Nous sommes basés dans trois pays (la France, la Belgique et l’Autriche). Ces trois structures se coordonnent pour (co-)produire nos projets, mais peuvent aussi avoir des projets indépendants, lorsqu’ils sont plus modestes en termes de production.
Le collectif fonctionne de manière horizontale, sans hiérarchie, ce ne sont donc pas toujours les mêmes personnes qui tirent les différents projets. Cela fait que notre production est très variée, même si, à force de travailler ensemble, on a acquis une certaine unité dans notre manière d’aborder l’art.

Dans quoi retrouve-t-on cette unité ?
On est marrants. On combat pour que l’art contemporain ne soit pas élitiste.
On veut secouer les choses, ne pas être dans le conservatisme. Idéologiquement, ça dit quelque chose ; on dit : «Regardez comment ça existe » et non « Regardez comme c’est moche » ! On ne prétend pas sortir du monde, dire ce qui est bien ou mal.
Il y a aussi, dans tout notre travail, une réflexion sur les modes de représentation et sur l’image

Comment en êtes-vous arrivés à collaborer avec TechnocITé ?
Pour notre nouveau projet, Théâtre, on a eu envie de travailler avec des images 3D. C’est un monde multiple et fascinant. Il s’inscrit de plus en plus dans notre quotidien, et, à force, on va arriver à des frontières de plus en plus floues entre le monde réel et le monde virtuel. On a choisi de travailler avec des avatars qui ressemblent aux acteurs et des décors en 3D qui deviendraient des extensions du plateau, avec leurs lumières et effets spéciaux propres. Mais tout ça est très cher. TechnocITé nous a proposé que des étudiants en formation fassent notre modélisation. Ça a été pour nous une pierre à l’édifice fort importante : si on avait commandé le projet à une société privée, on n’aurait jamais eu le budget nécessaire.

Comment cela s’est-il déroulé, concrètement ?
Il y a eu deux ateliers de deux semaines chacun, un pour les avatars, l’autre pour les décors.
Pour les avatars, on leur a donné des photos de comédiens et nos désirs pour les costumes. Les étudiants ont alors travaillé individuellement, chacun sur un avatar. Ceux qui se sont penchés sur les décors l’on fait en groupe.
Nous, on était là, en résidence, pendant la durée des stages et on venait les voir tous les deux jours, notamment pour répondre à leurs questions. Il n’y avait pas beaucoup de temps, ça a donné un suivi assez serré. Les étudiants étaient très motivés et impatients de voir comment leur travail serait utilisé. On espère les voir aux répétitions et aux représentations !

Auriez-vous des conseils à donner pour quelqu’un qui voudrait suivre le même genre d’expérience ?
C’était un projet en soi fort ambitieux.
La modélisation utilise des logiciels difficiles, et demande d’être patient et doué. L’animation est vraiment le plus gros challenge dans un travail comme le nôtre : elle a beaucoup de contraintes et de limitations. Il faut que les avatars soient crédibles, donc il faut énormément bosser sur leur expressivité.

Quand pourrons-nous voir votre travail ?
La première de Théâtre aura lieu le 7 novembre à Lubjana, en Slovénie, puis on partira en tournée notamment à Mons, au Vooruit (Gand) et au Kaai theater (Bruxelles).
Nous allons aussi être pendant quatre ans des artistes associés au Vooruit qui fêtera ses cent ans en 2013.


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