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Une révolution historique

Au 19ème siècle, l’une des avancées technologiques les plus probantes a sans conteste été l’industrialisation globale des plus grandes nations du monde : l’utilisation de la vapeur, des bateaux, le développement de l’industrie du textile et de la métallurgie,… Les habitudes et les idées furent bouleversées en un temps record. On parlait alors de « Révolution Industrielle ». Cette démonstration de technologie et d’évolution amena très rapidement à une seconde révolution, époque rythmée par l’avènement de l’électricité, de l’automobile, de la chimie… Ce chamboulement marqua à tout jamais le quotidien de la société de l’époque : la médecine, la culture, l’agriculture, l’enseignement,… Aucun domaine n’y échappa.

Au milieu du 20ème siècle, le développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication aurait été le point de départ de la troisième révolution industrielle. Cependant, les plus grands analystes financiers du monde actuel prédisent que cette 3ème révolution sera clairement marquée par l’avènement de l’impression tridimensionnelle. Ou plus communément appelée l’impression 3D. Une révolution adaptée à son temps et qui risque à court terme de, peut-être, bouleverser notre quotidien numérique et technologique.

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L’impression 3D : différents modes de fabrication.

Cette technique « révolutionnaire » permet la fabrication d’un objet défini dans un cadre technique pour un prototypage rapide. Il existe plusieurs procédés de fabrication :
- le modelage par dépôt de matière en fusion, appelé le FDM (Fude Deposition Modeling)
- la solidification d’une couche de plastique liquide par lumière UV, appelée Stéréolithographie
- le fritage sélectif par laser (par couche de poudre)

En somme, prenez presque n’importe quel objet autour de vous. Reproduisez-le virtuellement en 3D via un logiciel DAO (Dessin Assisté par Ordinateur) comme Autocad, etc. Imprimez ensuite votre objet modélisé grâce à votre imprimante 3D. Quelques minutes ou quelques heures plus tard, selon l’importance du modèle voulu, votre objet se tiendra fièrement sur la paume de votre main ou sur votre table.  A l’heure actuelle, cette nouvelle technologie ne produit que des prototypes. Pas encore de développement dédié à des matériaux à usage intensif mais les spéculations vont bon train concernant le devenir des impressions 3D. 

imprimante-3D-personne

Un bouleversement dans notre quoditien.

Effet de mode pour les uns, invention aussi importante que celle d’internet pour les autres, le procédé d’impression 3D et son développement pourrait redéfinir de A à Z l’utilité d’une main d’œuvre qualifiée inhérente à un domaine de fabrication précis.

En effet, si une imprimante achetée 800 euros permet de créer des vis ou des boulons pour le montage d’une armoire ou d’une étagère qui n’est plus fabriquée, quelle serait alors l’utilité d’effectuer un tour des enseignes du bricolage pour trouver les pièces manquantes ou d’attendre des mois que le constructeur vous les envoie par la poste ? Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Avec un marché de 2,2 milliards de dollars en 2012 et une croissance annuelle de 30%, les grandes puissances économiques ont déjà pris conscience de l’impact et des répercutions que pourraient avoir l’utilisation généralisée de cette technologie. L’impression 3D est d’ores et déjà considérée comme une démocratisation de la fabrication, offrant une stimulation créative et ouvrant vers une meilleure utilisation des ressources afin de transformer considérablement la fabrication classique des objets.

Des idées, des idées, des idées !

En Février 2013, Barack Obama, le président des Etats-Unis, a d’ailleurs déclaré sa volonté d’investissement dans la création de centres d’impressions 3D, afin de « dynamiser l’innovation et créer des emplois » sur le sol américain. En parallèle, la même année, l’agence spatiale européenne a débuté un projet permettant l’impression 3D de pièces utilisables dans l’aérospatiale.

Le développement de l’univers de l’impression 3D a rapidement permis à la France de lancer un grand projet d’établissement de Fablabs (ou laboratoire de fabrication additive), utilisant des machines d’impression 3D.

En Chine, le procédé a été utilisé dans le domaine de la construction : pas moins de 10 maisons de 200 mètres carré chacune, construites en moins de 24h,  le tout à base de fibre de verre et de ciment. Un record !

En parallèle, de nombreuses initiatives plus locales sont menées. On ne compte plus les imprimantes 3D créées artisanalement par des passionnés ou des amateurs. Un projet concret a d’ailleurs vu le jour il y a quelques semaines à Bethesda, dans le Maryland aux USA. Lancé sur Kickstarter, son succès est tout simplement phénoménal. Pour un projet dont le budget initialement prévu de 50 000 dollars a littéralement explosé ( 3 millions de dollars de levé  à ce jour), la société M3D a pris le défi de se lancer dans la production en masse de machines 3D abordables pour le grand public, facile d’utilisation et surtout très compactes. Le tout pour un prix de base de… 299 dollars. Cette imprimante aurait d’ailleurs la capacité de tout reproduire en 3D.
Affaire à suivre.

Ce phénonème en vogue attire de plus en plus de nombreux domaines de recherches de pointes : l’Armée, l’Aéronautique ou la Médecine. Chez nous, des chirurgiens de l’hôpital universitaire de Gand ont déjà entamé des programmes de développement techniques et de transplantations liés à l’impression tridimensionnelle. L’impression 3D est également utilisée pour reproduire les os du corps humain afin de familiariser les étudiants à la mise en place de prothèses aux hanche ou aux genoux dans certaines universités. Moins technique, un projet de création de plâtre créé à partir d’une solution 3D est en cours de développement. Selon les estimations, un usage quotidien de ce système, combiné à des ultrasons, réduirait de 38% le temps de guérison d’une blessure au bras ou à la jambe… Affaire à suivre.

Des nouvelles opportunités de formation

Technocité à pour sa part participé au programme Media DJ, en partenariat avec Mons2015, où des ateliers de création 3D et des démonstrations d’imprimantes 3D ont été présenté à des classes du secondaire.
Technocité a prévu également de s’asccocier avec le tout nouveau Fablab Mons en 2015 afin de mettre en place des formations poussées orientées Industries Culturelles et Créatives.   

http://www.telemb.be/les-reportages-mons-creation-du-fablab-de-mons_d_12917.html 

En conclusion…

L’impression 3D commence à faire son chemin et à se démocratiser. Il n’empêche que plusieurs questions se doivent d’être posées : quelles seront les défis en matières de propriété intellectuelle ? Quelles seront les conséquences de cette technologie sur les droits liées à la copie non autorisée d’objets ? La facilitation de la copie d’objet 3D entrainera-t-elle une diminution des investissements liés à la recherche et à la conception ? Toutes ces questions sont actuellement encore sans réponses concrètes mais devront être rapidement prise en compte par les instances décisionnaires locales et internationales.

Ce nouveau domaine technologique est encore loin d’avoir montré tout son potentiel. L’univers des impressions 3D interpelle et fascine encore par ses nombreuses possibilités d’évolution.

Les 20 dernières années ont été passionnantes en matière de progrès technologique. Avec les imprimantes 3D, les années à venir pourraient bien l’être davantage encore.